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Faire l’amour, qu’est-ce que ça veut dire ?


Préludes amoureux

Si les préludes (ou préliminaires) permettent d’honorer chacun de caresses et de baisers pour préparer cette rencontre des corps et des êtres, ils rendent également hommage à notre nature sensuelle et à notre capacité à donner et à recevoir du plaisir, dans le plus intime, dans la danse des sensations.
Ils servent à préparer la Femme à accueillir l’Homme dans sa puissance et sa beauté, dans son Temple Intérieur, sa Yoni et à préparer l’Homme à pénétrer cette Déesse, ce réceptacle Sacré de son Sceptre. Dans une communion des corps, des cœurs, des âmes.


Faire l’amour, qu’est-ce que ça veut dire ?

Mais finalement, faire l’amour, qu’est-ce que ça veut dire ? Et si nous parlions de « Célébrer l’amour » ?. C’est ainsi que dans le partage, l’intimité et le plaisir, l’homme et la femme ne font qu’un dans un moment suspendu d’amour et de volupté, avec ou sans orgasme !

La bonne nouvelle, c’est que c’est gratuit, renouvelable à l’infini et en plus, bon pour la santé physique et psychique, car cela procure de l’énergie, entretient la forme, ouvre la créativité, et fait sourire… Si l’expérience sexuelle est complète, il reste en nous quelque chose de l’autre. On en sort changé. Ce peut être ce qui donne envie de recommencer…


Un lâcher prise nécessaire et qui s’apprend

Quant à l’orgasme vaginal, cette forme de jouissance résulte d’enjeux plus complexes qu’il convient de démêler au cas par cas, mais où l’on retrouve souvent une mauvaise estime de soi et une faible confiance en soi, par conséquent dans l’autre également. Une image corporelle négative, une crainte de l’échec ou d’être anormale, la honte, une angoisse de perdre les pédales ou une culpabilité d’être emportée par le plaisir (au point parfois d’imaginer devenir accro), une insécurité dans la relation à l’autre (présente ou passée), un abus, un traumatisme ou une angoisse de mort.

L’orgasme, lui aussi, passe par un apprentissage ! Car lâcher prise ne se décrète pas, cela se situe en dehors de la volonté. En revanche, c’est un processus, un travail sur soi, cela s’apprend. Acquérir suffisamment d’estime de soi, de confiance en soi et en l’autre, pour lâcher le contrôle. Travailler sur soi et développer l’intimité et la connivence – d’abord avec soi – et apprivoiser l’autre, cet autre, différent, phallique, potentiellement « menaçant » ; car c’est dans la relation que l’on peut s’abandonner !

Extrait de « Sexualité féminine : vers une intimité épanouie » Carlotta Munier aux éditions du Souffle d’Or